Burma: the UK connection
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Myanmar: un génocide financé par Total
27 08 2007
La junte militaire qui gouverne le Myanmar doit être le régime le plus sanguinaire sur la planète à l’heure actuelle. Ce régime est financé par le tourism mais surtout par la gentille pétrolière française Total (Total-Fina-Elf).
Voici quelques vidéos sur le régime:
Voici un article de Solidaires sur le sujet:Les peuples birmans vivent depuis plus de vingt ans sous le joug d’une dictature militaire. A la fin des années 80, la junte est contrainte d’organiser des élections qu’elle pense pouvoir remporter. Les urnes donnent 80% des suffrages à l’opposition. La junte refuse le résultat démocratique et lance une féroce répression des militants de l’opposition démocratique, emprisonnés par milliers. La plus connue d’entre eux, Aung San Suu Kyi, est devenue entre temps Prix Nobel de la Paix.
C’est dans ce contexte qu’au début des années 90 commence l’exploitation d’un
gisement de gaz dans le golfe de du Martaban. La compagnie d’Etat MOGE s’associe
avec Total pour exploiter ce gisement et construire un pipeline qui doit acheminer
le gaz en Thaïlande, principal client. La construction du pipeline s’effectue
sous protection de l’armée qui déplace de force des villages et des populations
entières, emploie des travailleurs forcés pour débroussailler. Une série de violations
de droits de l’Homme que Total ne pouvait ignorer, auxquelles s’ajoutent les exactions des soudards de l’armée birmane, exécutions, viols …
Cette situation inacceptable est dénoncée depuis plusieurs années par les associations de défense des Droits de l’Homme. C’est l’opposition birmane elle-même qui réclame le départ de Total de Birmanie, car c’est cette présence qui offre à la junte ses principales ressources fiscales, qui lui a permis de doubler la taille de son armée.
Cette dénonciation n’est pas sans affecter Total. La multinationale a déployé des
efforts considérables pour tenter de redorer son image de marque : un site Internet
entier consacré à justifier sa présence en Birmanie, l’achat des services de Bernard
Kouchner qui a commis un rapport visant à dédouaner Total…
En réalité, les “investissements” humanitaires de Total profitent bien plus aux soldats
et à leurs familles qu’aux populations locales.
La Campagne “Total pollue la démocratie, stoppons le totalitarisme” est relancée
en France par un collectif constitué de la Ligue et de la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH et LDH), France Libertés, Agir Ici, Info Birmanie, auxquels s’est associé SUD Chimie. Des initiatives seront proposées dans les semaines à venir.
L’objectif : obtenir le retrait de Total de Birmanie Pour Sud Chimie, la lutte quotidienne pour défendre les intérêts des salariés ne peut ignorer les conditions dans lesquelles les trusts multinationaux accumulent leurs profits. Nous regrettons que les autres syndicats existant dans le groupe Total n’aient pas osé s’associer
à cette campagne. A travers la mise en évidence de la responsabilité de Total en Birmanie, nous considérons que c’est l’ensemble des pratiques des compagnies pétrolières en Afrique et en Amérique Latine qui sont ainsi dénoncées : soutien à des régimes dictatoriaux et corrompus, violente répression antisyndicale comme en Colombie, pollutions ou risque de pollution autorisation de mise en exploitation des réserves d’Alaska… Au-delà, ce sont les pratiques des multinationales à travers le Monde qui sont montrées du doigt : exploitation des enfants, droits de l’homme bafoués, conditions de travail inhumaines, destruction de l’environnement… Plus que jamais, un autre Monde est possible et nécessaire. Un autre Monde dans lequel l’Homme ne sera plus asservi par la puissance économique, mais dans lequel au contraire l’économie sera mise au service du bienêtre et de l’épanouissement de tous et toutes, de chacun et chacune.
Pour en savoir plus …
Sud Chimie Pharma (Solidaires dans la Chimie) : 06 83 16 58 26
Sur Total en Birmanie : www.fidh.org
Sur les pratiques des multinationales : www. forumcitoyenpourlarse.org
Et voici un livre parlant de la situation:

La dictature instaurée en Birmanie par le général Ne Win en 1962 est l’une des plus criminelles du monde. La France travaille pourtant avec la Birmanie. Total, impliquée dans l’exploitation du travail forcé des paysans birmans aussi bien que dans le blanchiment d’argent depuis 1994, est le principal soutien du régime. C’est avec Total que l’État birman, premier producteur mondial d’héroïne, qui n’hésite pas à recourir au viol massif des droits de l’homme pour réprimer l’opposition, trouve sa plus importante source de devises légales.
Ce livre est une plongée au pays de l’horreur – une horreur contemporaine.
Qu’est-ce qu’une dictature aujourd’hui ? Le texte d’Alan Clements décrit
l’horreur à l’état brut.
Ce petit livre au vitriol dénonce aussi la politique de la France en
Birmanie. Dictature terrifiante, le régime birman se fonde sur l’exploitation
à grande échelle du marché de l’héroïne.
Les généraux de Rangoon se sont mis au ban des nations en réprimant
sauvagement le soulèvement populaire de 1988, puis en ne
reconnaissant pas les résultats des élections de 1990 et en assignant à
résidence le leader de l’opposition, prix Nobel de la Paix, Aung San Suu
Kyi.
C’est dans ce contexte que la diplomatie française s’est portée à leur
secours. Total est devenu le premier investisseur étranger en Birmanie.
L’industrie du tourisme français a de même été encouragée aux pays des
mille pagodes.
Ainsi les dictateurs narco-trafiquants se sont vus offrir des sources de
devises qui leur permettent de blanchir l’argent de la drogue, leur
principale source de financement.
Dénoncé récemment par le gouvernement belge, Total, compromis
également dans l’exploitation du travail forcé, bénéficie toujours du
soutien inconditionnel du gouvernement français, malgré le rapport
accusateur de la mission d’information parlementaire sur les activités
petrolières, en 1999.
C’est ce scandale majeur de la République qui est ici mis en lumière.
“La Birmanie et son régime actuel, une narcojunte à l’état brut, exercent
depuis leur avènement, 1988, sur certains secteurs politiques,
économiques et affairistes français une véritable fascination. Cet
engouement pour un régime que toutes les démocraties s’accordent à
trouver infréquentable est, depuis une dizaine d’années, encouragé en
haut lieu, du Quai d’Orsay au [...] Medef, en passant par l’Élysée, où le
président Chirac s’est lui-même fait publiquement le chantre de
l’investissement du pétrolier Total en Birmanie .”
Francis Christophe
Pour en savoir plus, visitez ce site Internet.
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Tourisme au Myanmar: l’esclavage des Birman(ne)s
27 08 2007Commentaires : 1 commentaire »
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Gécamines: un colonisateur à peine chassé qu’un autre arrive
27 08 2007
Dans un billet précédent on mentionnait qu’un certain Rautebach mis à la tête de la compagnie minière d’État du Congo-K, Gécamines, sous Kabila-père fut récemment expulsé du Congo. Mais rassurez-vous, avec l’aide de la compagnie conseil française en ingénierie Sofreco le pillage peut continuer. En effet Sofreco, en bon néo-colonisateur, souhaite ignorer cavalièrement les directives de Kinshasa. Sur son site Internet, Sofreco mentionne qu’elle travaille surtout pour la Banque Mondiale/FMI et autres telles agences. Il me semble que Sofreco est exactement le type d’entreprise pilleuse que décrit John Perkins dans son livre «Confessions of an economic hitman». Le hic pour Sofreco est que Paul Fortin, qu’elle a engagé et nommé pour s’occupé du dossier de Gécamine ne suis plus trop ses ordre et agit parfois de façon contraire aux l’intérêts coloniaux occidentaux comme quand il a conclu un accord avec une compagnie chinoise…
Voici un article traitant de la Gécamine en général: http://www.interet-general.info/article.php3?id_article=7506
Voici un article parlant de la situation :
| CONGO-K | ||
| Contrat Sofreco : Fortin est toujours à bord | ||
| Un mois après la reconduction du contrat de Sofreco, le “malentendu” persiste entre le cabinet français mandaté pour relancer l’activité de la Gécamines (GCM) et l’organisme gouvernemental Copirep (Comité pour le pilotage de la réforme des entreprises publiques). L’accord qui lie la société française au Copirep arrivait à terme le 17 août. Il a été renouvelé pour douze mois, aux mêmes conditions, le 20 juillet en conseil des ministres. Sauf que Sofreco a fait clairement savoir qu’il n’était pas prêt à poursuivre sa mission si Paul Fortin, avocat canadien nommé par le cabinet en tant qu’administrateur directeur général (ADG) de la GCM, restait en place. Or c’est le cas. Celui-ci s’est en effet “émancipé” de la tutelle du cabinet qui lui reproche d’avoir pris des décisions allant à l’encontre de ses directives, en particulier la signature de l’accord de partenariat avec la société United Resources AG de Rebecca Gaskin Gain pour le projet Kipushi, le règlement de la dette Euler-Hermes-Krupp de la GCM avec une décote insuffisante et non négociée dans le cadre d’un accord global de remboursement, la reconduite, sans renégociation, de certains contrats de sous-traitance de la GCM (avec Somika), etc.Fortin, qui dispose de solides soutiens au sein du Copirep, a été limogé par Sofreco le 28 février mais a été “réembauché” quelque temps plus tard par le cabinet sous la pression des autorités. Pour se maintenir en place, Fortin met en avant le fait qu’il a été nommé par “décret présidentiel” (loi nº78002) et que par conséquent seul un autre décret du chef de l’Etat peut le démettre de ses fonctions. Aux dernières nouvelles, l’ADG continue à agir en “électron libre” en dépit du fait que Sofreco ne reconnaît plus sa signature depuis le 7 février. Fin juillet, il se trouvait en Suisse où il a entamé des négociations avec plusieurs banques. En 2006, Fortin avait finalisé un accord d’octroi d’un prêt de 60 millions $ avec le chinois Covec (en échange d’un partenariat sur le projet Luisha), toujours sans prévenir Sofreco. Le cabinet français devait rencontrer le président Kabila le 5 août pour tenter de régler le dossier. Le décès, le 1er août en Afrique du Sud, du conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, Samba Kaputo, et la journée de deuil national lors de son enterrement le 6 août à Kinshasa, ont toutefois repoussé la rencontre Kabila/Sofreco à septembre. Paul Fortin demeurait injoignable au moment de la rédaction de cet article (voir aussi notre alerte web du 23/07/07). | ||
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